13% d’indemnités de télétravail en plus mais peu de conventions

30 juin 2020
Texte
Francois Weerts
13% d’indemnités de télétravail en plus mais peu de conventions

Le nombre d’employés recevant une indemnité de télétravail a augmenté de près de 13% depuis le début de cette année. C’est ce qu’il ressort des calculs du prestataire de services RH Acerta effectués sur la base de données provenant d’un échantillon représentatif de 27.734 employeurs.

Cette augmentation n’est pas proportionnelle à l’augmentation du travail à domicile proprement dit. Aux entreprises qui maintiendront le travail à domicile pendant la relance, Acerta conseille de mettre en place une politique de télétravail structurelle. Celle-ci ne devra pas uniquement porter sur une indemnité de télétravail, mais également sur les heures auxquelles les travailleurs doivent être joignables, sur l’équilibre entre la vie privée et le travail et sur le bien-être général.

«Nos chiffres révèlent que les entreprises n’ont pas encore adopté de politique structurelle en matière de télétravail», souligne Nathalie Florent, consultante Legal & Reward d'Acerta. «C’est logique. Pendant le confinement, de nombreuses entreprises ont été contraintes de conclure des accords temporaires sur le télétravail. Toutefois, nous conseillons aux entreprises de conclure des accords clairs et définitifs avec leurs travailleurs.»

Des accords clairs posent les bases d’une bonne organisation du travail à domicile pour les deux parties. Ils doivent porter sur plusieurs points:

• les indemnités de défraiement;

• celles qui couvrent l’installation et l’entretien d’un bureau, d’un ordinateur et d’une chaise de bureau à domicile;

• les heures auxquelles les travailleurs doivent être joignables;

• l’assurance en cas d’accident de travail.

Par ailleurs, Acerta constate que la crise du coronavirus a incité de nombreuses entreprises à reconsidérer la définition du lieu de travail idéal pour leurs travailleurs. L’augmentation du télétravail peut par exemple signifier que les entreprises vont reconsidérer le coût de leurs espaces de bureaux, puisque les travailleurs s’y rendront moins souvent à l’avenir.