«Former pour mieux recruter»

23 mars 2022
«Former pour mieux recruter»

Dans un marché du travail exigeant, Karel Moestermans croit fermement dans les opportunités qu'offre l'enseignement destiné aux adultes. La formation contractuelle est l'une des options qu'il revendique. Cérélia place beaucoup d'espoir dans cette solution.

Texte: Patrick Verhoest

Karel Moestermans est directeur de la politique générale du CREO, une organisation spécialisée dans la formation des adultes (Roulers et Courtrai). Le marché du travail étant très exigeant, il est convaincu que l'enseignement pour les adultes peut jouer un rôle décisif, malgré le fait qu'il soit soumis à d'innombrables lois, décrets et règles. «Nous avons vu émerger une demande réelle et nous avons opté pour l'enseignement contractuel. Nous le faisons de deux manières. D'abord, dans le cadre de nos formations régulières. C'est toujours notre point de départ. Mais si cela ne fonctionne pas, nous répondons aussi aux besoins particuliers des grandes organisations. Nous proposons alors des sessions courtes, des formations plus intensives et des cours de perfectionnement dans de nombreuses disciplines.»

Une nouvelle méthode de recrutement

Les besoins du marché du travail sont si élevés que l'on recrute des personnes dont les qualifications techniques sont inférieures à celles que l'on aurait souhaitées. «Auparavant, les entreprises embauchaient des candidats qui correspondaient à 100% à leurs exigences», assure Karel Moestermans. «C'est devenu impossible. Elles doivent donc compter sur la formation pour compléter les compétences qui leur manquent. Le grand avantage de notre organisation? Nous proposons des cours réguliers à 1,5 euro de l'heure. Pour une formation de cariste, il suffit de payer 60 euros de frais d'inscription. Il est d'ailleurs possible de bénéficier d'une réduction et même, d'une exonération totale.»

Aptitudes sociales

Le monde des formations est touché par de nouvelles tendances, comme l'évolution technologique, la numérisation et la robotique. Ce qui n'empêche pas les entreprises de commander au CREO des formations sur les aptitudes sociales. «Le coaching, le leadership et l'empathie ne peuvent s'apprendre devant l'écran d'un ordinateur», assure le directeur de l'organisme. «Les carences en communication sont à l'origine de nombreux problèmes dans les entreprises. C'est le grand problème de l'avenir. Ici aussi, nous essayons de fournir une valeur ajoutée.»

Une usine à crêpes

Cérélia Belgium (Veurne) produit des crêpes et des pancakes de style américain. L'usine, qui dépend de Cérélia Netherlands, est une filiale du groupe français mondial Cérélia qui fait très attention à la formation de ses collaborateurs. Camille Speecke, conseillère du personnel, et Sophie Geeraerdt, conseillère en prévention, se sont adressées au CREO. «Cérélia met un point d'honneur à donner beaucoup de formations, qu'elles soient internes ou externes», explique Sophie Geeraerdt. «Nous avons contacté le CREO il y a trois ans. Je m'occupe des inscriptions et du suivi. La communication est fluide et la charge administrative réduite au minimum. Nous recevons des commentaires positifs de la part de nos salariés qui ont suivi ces formations. Des formations de qualité.»

Cérélia fait appel au CREO pour des formations techniques (premiers secours, lutte contre l'incendie, chariots élévateurs) et des formations plus douces. Un cours a été conçu sur mesure pour les leaders fraîchement nommés. «Nos nouveaux chefs d'équipe reçoivent des outils qui les aident à mieux maîtriser leur fonction», témoigne Camille Speecke. «Ils travaillent sur la meilleure manière de communiquer avec leurs équipiers. On leur demande de s'évaluer eux-mêmes dans certaines situations et d'apprendre à identifier leurs capacités empathiques. Pour notre part, nous recevons beaucoup de feed-back de la part des formateurs.»

Plan annuel

Les formations qu'organise le CREO pour Cérélia s'inscrivent dans le plan annuel du fabricant de crêpes. «Nous fixons chaque année le budget que nous voulons allouer aux formations», explique Sophie Geeraerdt. «Nos managers transmettent les besoins qui apparaissent dans leurs équipes. Nous nous adressons au CREO parce que nous pouvons acheter deux fois plus d'heures de formation pour le même prix que chez ses concurrents. Notez que la collaboration et la qualité des cours sont excellentes. D'ailleurs, il n'y a pas que le prix qui compte, et le CREO fait aussi la différence dans ce domaine. Nous avons commencé l'année dernière des cours de néerlandais à la demande de nos salariés francophones qui représentent 90% de nos effectifs. Les formateurs du CREO visitent notre entreprise pour connaître le vocabulaire que nous utilisons et notre environnement de production. Ce qui leur permet de rendre leurs formations très réalistes et adaptées à notre situation.»

Cérélia prévoit les sessions dans l'usine ou au CREO, selon les possibilités. «Les cours techniques s'effectuent chez nous parce que nos salariés ont besoin des machines dont nous nous servons. Mais la formation de cariste se déroule au choix chez nous ou au CREO.» ¶