La crise incite les entreprises belges à externaliser davantage de tâches RH

25 février 2021
La crise incite les entreprises belges à externaliser davantage de tâches RH

La décision d'externaliser ou non les tâches RH varie considérablement d’un pays à l’autre. En Belgique (35%), en Allemagne (40%), en Suisse (37%) et en Autriche (36%), près de quatre entreprises sur dix souhaitent externaliser leurs activités RH. En revanche, seules deux entreprises sur dix souhaitent externaliser leurs tâches de RH dans des pays tels que l'Irlande (23%), l'Italie (19%) et l'Espagne (16%). C'est ce qui ressort d'une enquête européenne réalisée par SD Worx.

«Seule une entreprise belge sur cinq (22,1%) souhaite internaliser plus de tâches RH. C’est le pourcentage le plus faible d’Europe. La Belgique fait donc partie du groupe de pays le plus favorable à l’externalisation», souligne Adil Temsamani, Service Delivery Manager auprès des PME chez SD Worx.

Le virus, accélérateur de numérisation

Pour mieux mettre ces chiffres en perspective, SD Worx a examiné les tâches RH que les entreprises préfèrent externaliser. Pour les Belges, la préférence tend généralement vers l’externalisation de l'automatisation des processus RH, la législation sociale et le pay-roll. La composante logicielle qui facilite ces tâches est souvent la raison pour laquelle les entreprises font appel à un spécialiste.

«Le coronavirus et le télétravail obligatoire en Belgique ont accéléré la numérisation dans les entreprises, y compris dans le département des ressources humaines», continue Adil Temsamani. «Les employés des ressources humaines doivent également travailler à domicile. Les processus papier perdent encore plus d'efficacité et ne sont souvent plus possibles. Il existe également un réflexe stratégique concernant l'organisation: le responsable RH veut désormais avoir les mains libres et renforcer la composante humaine de l'entreprise. Surtout depuis que les employés travaillent depuis leur domicile et que leur bien-être requiert une attention particulière. De plus, le coronavirus et les mesures de soutien entraînent une complexité accrue du pay-roll avec davantage de questions de la part des employés.»