La présence d’une culture appropriée peut prévenir le burn-out

8 avril 2021
La présence d’une culture appropriée peut prévenir le burn-out

Le burn-out n’est pas un problème individuel, affirme Paula Davis. L’auteure et experte préconise une approche basée sur l’équipe.

Paula Davis a quitté son cabinet d’avocat suite à un burn-out. Celui-ci a duré un an, et l’a amenée à conclure qu’elle souhaitait prendre une autre direction et aider les autres personnes souffrant d’un burn-out. Elle a obtenu un Master en psychologie positive appliquée, a fondé un bureau de formation et de conseil, et a écrit un livre : « Beating Burnout at Work. Why teams hold the secret to Well-being & Resilience. »

Les trois signaux

Après sept années passées comme avocate dans un cabinet prospère, Paula Davis n’avait aucune idée de qui lui arrivait. Elle était en permanence épuisée émotionnellement et physiquement, mais elle persévérait. Elle détestait les dimanches soirs parce qu’ils étaient synonymes d’un retour au travail le lendemain matin. Avec le recul, elle s’est rendu compte qu’elle

  • devenait cynique envers les clients et les collègues,
  • travaillait de façon inefficace et
  • perdait sa confiance en elle et son impact.

Il s’est avéré plus tard qu’il s’agissait des trois signaux les plus importants annonçant le burn-out.

Approche basée sur l’équipe

Paula Davis a remarqué que chacun abordait la question individuellement et la considérait comme un problème individuel. Elle a donc étudié d’elle-même ce qu’un responsable, une équipe et une organisation pouvaient apporter individuellement à chacun. Comment les responsables traitent-ils leurs collaborateurs, comment une culture (favorable ou non) se développe-t-elle au sein d’une équipe ? Elle a constaté que la présence d’une culture appropriée au sein d’une organisation, et surtout d’une équipe, peut prévenir ou du moins retarder le burn-out.

PRIMED

Pour son modèle, qui consiste à créer une culture appropriée au sein de l’équipe, à être positif et à améliorer la résilience des personnes, elle a inventé l’acronyme PRIMED :

  • P pour sécurité Psychologique : dans une équipe, il faut créer de la confiance. Les membres de l’équipe qui se sentent responsables de leur travail et qui ont le sentiment de faire partie de l’équipe se sentent plus en sécurité.
  • R pour Relations : promouvoir la résilience et le bien-être en établissant de bonnes relations et un réseau solide sur le lieu de travail (et au sein de l’équipe).
  • I pour Impact : les personnes dont le travail a un impact en retirent une plus grande satisfaction.
  • M pour force Mentale : nous devons réfléchir aux obstacles et faire face ensemble.
  • E pour Énergie : ensemble, on peut combattre le stress en créant une énergie positive. Et ce, en se concentrant sur l’équipe plutôt que sur soi-même.
  • D pour Design : Une équipe doit pouvoir influencer la culture et l’organisation, et d’obtenir, de façon collective, un résultat significatif.

Discutez avec vos collègues

Pour Paula Davis, le début de l’approche réside dans les petites choses (Tiny Noticable Things) : les petits changements ne demandent aucun investissement et sont faciles à réaliser. « Allez vers vos collègues et discutez avec eux. Demandez avec sincérité comment votre collègue se porte, surtout si vous décelez l’un de ces trois symptômes. Faites-en une habitude. N’ayez pas peur de la réaction de l’autre. Toutes les personnes qui sont tombées malades auraient aimé que leurs collègues leur parlent plus tôt. »

Sources

  • Paula Davis, Why You Can’t Yoga Your Way Out Of Burnout, Forbes, 2 mars 2021.
  • Why Teams are the Key to Beating Burnout, Knowledge@Wharton