La vogue de la petite reine

21 janvier 2021
Texte
Francois Weerts
La vogue de la petite reine

Le Belge pense de plus en plus à une façon durable d’effectuer la navette vers et depuis son travail. La popularité du vélo gagne donc du terrain sur le plan des déplacements domicile-lieu de travail. 28 % des travailleurs belges disent être intéressés par un leasing vélo par le biais de leur employeur. Une petite moitié d’entre eux (49 %) est prête à perdre 20 euros net par mois à ces fins. L’autre moitié souhaite même apporter une contribution plus importante ou serait prête à régler le coût au moyen d’une prime ou d’un bonus existant.

«Rien d’étonnant à ce que le vélo suscite de plus en plus d’intérêt», confie Michaël Zahlen, consultant Legal & Reward chez Acerta. «C’est un moyen de transport bon pour la santé qui s’inscrit dans la tendance durable de la société actuelle. En outre, le leasing vélo est exonéré de l’avantage de toute nature (ATN) – même si le vélo est utilisé pour les déplacements domicile-lieu de travail – et jouit en ce sens d’un avantage concurrentiel par rapport à la voiture. Les employeurs ne cessent de prévoir des réglementations et installations favorables au vélo, comme un abri pour vélos sécurisé, des bornes de chargement pour les vélos électriques, parfois même des douches.»

Aujourd'hui, le vélo occupe déjà une place importante dans le package salarial du personnel au sein de nombreuses entreprises. De plus, le leasing vélo est intéressant du point de vue fiscal, éventuellement via un plan cafétéria. Dans ce cas, la partie du coût du leasing facturée au travailleur est soldée par le salaire brut.

Leasing: les fonctionnaires sont enthousiastes

Élément marquant: les fonctionnaires sont encore plus enthousiastes que les ouvriers et les employés concernant le leasing d’un vélo par le biais de leur employeur. 30 % des fonctionnaires sont pour le leasing vélo. Toutefois, pour les fonctionnaires, le règlement par le biais du salaire brut n’est pas possible, car la Loi sur la protection salariale s’applique et les barèmes salariaux doivent être payés tels quels.

« Au niveau des autorités locales, il est certain que les travailleurs habitent à proximité de leur lieu de travail», continue Michaël Zahlen. «Dans ce contexte, le vélo constitue, encore plus qu’ailleurs, un choix évident. Cependant, pour les fonctionnaires, un simple échange de salaire (brut) contre un vélo n’est pas possible. la formule du vélo s’avère plus compliqué. Le gouvernement flamand a formulé une approbation de principe sur la possibilité pour les autorités locales d’échanger sur une base volontaire des jours de congé, (une partie du) pécule de vacances ou (une partie de) l’allocation de fin d’année contre un vélo. Cela pourrait contribuer à une nouvelle augmentation de la popularité du vélo de société.»

Un travailleur sur cinq reçoit une indemnité vélo

L’indemnité vélo constitue un autre avantage financier et favorable au vélo. 18,7 % des travailleurs bénéficient déjà d’une telle indemnité pour se rendre au travail à vélo. Le montant maximum de l’indemnité vélo exonérée s’élève à 0,24 euro par kilomètre parcouru entre le domicile et le lieu de travail. Les travailleurs qui bénéficient d’une telle indemnité vélo récupèrent rapidement le coût d’un leasing vélo.

À propos des chiffres

Les données sont issues de l’enquête biennale à grande échelle qu’ACERTA fait réaliser par le bureau d’enquête Indiville auprès de 2072 travailleurs.