Le covid-19, accélérateur de transformation des entreprises

8 décembre 2020
Texte
Francois Weerts
Le covid-19, accélérateur de transformation des entreprises

On a déjà énormément parlé du fait que le COVID a été un accélérateur d’évolution pour les entreprises sur des thématiques comme la digitalisation des activités ou encore le télétravail. Plus discrets, de nombreux autres progrès ont pu être également constatés. Je souhaite vous en partager six. Il s’agit de véritables bonnes nouvelles pour les entreprises autant que des clés particulièrement utiles pour affronter la deuxième et peut-être troisième vague.

Texte: Lionel Barets

1. Les décisions sont beaucoup plus agiles. Avant, quand une entreprise voulait organiser un événement, rien n’était planifié si la situation n’était pas totalement claire et sous contrôle. Aujourd’hui, on planifie avec l’acceptation que la situation va évoluer radicalement. Les entreprises acceptent donc plus facilement de prendre des décisions, quitte à s’adapter en cours de route. Et cela ne s’applique pas qu’aux événements. Mais également aux projets, aux investissements et aux recrutements.

2. Les managers sont plus empathiques. Avant, de nombreux managers étaient encore réfractaires à l’idée de laisser de la place aux ressentis au sein des équipes. Depuis le premier confinement, ils ont pu expérimenter la nécessité d’ouvrir un espace d’échange entre les collègues, au début d’une réunion par exemple, pour qu’elle soit productive. En effet, le trop-plein de frustration et de mal-être nécessite d’être partagé en équipe. Cela permet de renforcer les liens, malgré la distance, et de gérer ses émotions pour se concentrer sur le travail.

3. Le besoin de changement est beaucoup mieux accepté par les managers et les collaborateurs. Pour qu’une entreprise puisse continuer de fonctionner dans un monde complexe et incertain, elle a besoin d’être plus agile, flexible, transversale. Elle doit se réorganiser, ce qui implique de sortir les collaborateurs de leur zone de confort. Il n’y a plus de doute possible à ce sujet, il n’y a plus besoin de convaincre les gens.

4. La nouvelle norme est celle du management de la confiance et de l’autonomie. Le travail à distance est généralisé et les résultats sont bons. Les managers n’ont pas eu d’autres choix que d’expérimenter un lâcher-prise à grande échelle et les activités continuent. Le management dominant, vertical et paternaliste n’a plus aucune plus-value aujourd’hui.

5. Les dirigeants commencent à envisager une manière plus intuitive de prendre les décisions. Plutôt que de décider sur base d’un résultat souhaité qui ne peut en aucun cas être garanti aujourd’hui, certains commencent à décider sur base de l’expérience qu’ils veulent vivre maintenant. «Dois-je recruter cette personne, lancer ce projet, investir dans cette activité?» Je ne peux pas garantir le résultat, par contre je peux sentir si j’ai envie d’expérimenter ce choix aujourd’hui. Il s’agit d’une ouverture du champ de décision à l’intuition plutôt qu’à la prédiction.

6. La prise de recul philosophique ou spirituelle est essentielle pour continuer d’avancer. De nombreux collaborateurs sont dans des quêtes de sens et dans le besoin de rester optimiste dans la période actuelle. Ils cherchent à avancer malgré le manque de contrôle sur ce qui leur arrive. La recherche de solutions n’est plus simplement dans la quête de compétence ni dans l’intellectualisation, mais dans la philosophie ou la spiritualité. Il s’agit d’une recherche plus profonde qui ébranle la rationalité du monde de l’entreprise.

Toutes ces avancées, et il y en a d’autres, sont de véritables leviers pour traverser les crises à répétition. Je suis convaincu qu’elles vont encore se renforcer et permettre de faire entrer nos organisations dans une nouvelle ère. ¶

ID

Lionel Barets

Fonction

CEO de Convidencia, expert en transformation et management agile