Marché de l'emploi: le risque de pénurie se confirme

16 septembre 2021
Marché de l'emploi: le risque de pénurie se confirme

Les trois prochains mois devraient voir une nette embellie sur le marché de l’emploi en Belgique. Selon le Baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi, le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements devrait avoisiner les 30%. Un record: c'est le niveau le plus élevé depuis le lancement de ce Baromètre en Belgique en 2003. 29 points de plus qu’au quatrième trimestre 2020!

Les employeurs ont donc retrouvé le sourire: un sur deux prévoit d’augmenter ses effectifs d’ici la fin du mois de décembre 2021, tandis qu’un sur cinq seulement prévoit de les réduire. «Le succès de la campagne de vaccination et les assouplissements des mesures sanitaires ont renforcé la confiance des entreprises», explique Philippe Lacroix, directeur général de ManpowerGroup BeLux.

On note peu de disparités régionales. Les prévisions nettes d’emploi sont en hausse un peu partout: +32% en Wallonie, +33% en Flandre et +27% à Bruxelles.

Malheureusement, cette embellie provoque inéluctablement des problèmes de pénurie de main-d’œuvre. Ils atteignent des niveaux records jamais atteints depuis 15 ans, tant au niveau national (77%) que dans les trois régions du pays: 83% des employeurs à Bruxelles et 75% des employeurs en Flandre et en Wallonie éprouvent des difficultés à remplir leurs postes vacants. «Clairement, ce sont désormais les candidats (et surtout les plus qualifiés) qui ont la main», assure Philippe Lacroix. «Les entreprises doivent dès lors mettre en place des stratégies concrètes d’attraction et de rétention, comme des horaires et des lieux de travail plus flexibles, des augmentations de salaire… Mais c’est la formation qui s’impose comme la priorité à court terme pour les départements des ressources humaines.»