Ordina: renforcer l'engagement des salariés

15 novembre 2021
Ordina: renforcer l'engagement des salariés

Pour de nombreuses entreprises, le travail hybride est devenu la nouvelle normalité d'après la pandémie. Une situation à laquelle les salariés doivent s'acclimater. Avec l'Engaged Digital Workplace, Ordina et Herculean Alliance s'efforcent d'augmenter leur engagement en ces temps si particuliers.

Texte: Melanie De Vrieze

Les collaborateurs d'Ordina, une société de services informatiques, ont réussi à passer rapidement au télétravail. L'entreprise avait déjà aménagé des postes de travail numérique pour ses salariés. Ils disposaient de tous les outils nécessaires pour pouvoir travailler ensemble de façon optimale. «Cette politique moderne, numérique, demande cependant de grandes capacités d'adaptation de la part des travailleurs», souligne An Paesen, DRH d'Ordina. «Dans ce contexte, il est indispensable de les accompagner et de leur montrer les avantages de cette nouvelle donne.»

Travail hybride

Le retour au bureau s'impose après un an et demi de télétravail. Mais l'opération est problématique. Autrement dit, on ne peut plus écarter le principe du travail hybride. «Les salariés n'ont plus envie de perdre des heures tous les jours dans les embouteillages. Ils ont eu tout le temps de réfléchir à ce qu'ils veulent faire et à la manière dont ils veulent s'organiser. Le travail à distance est là pour rester.»

À cause de la pandémie, la mise en place d'un environnement de travail numérique s'est accélérée dans de nombreuses entreprises. Il fallait en effet que les salariés puissent rapidement continuer à collaborer, même à distance. «Nous sommes désormais dans une nouvelle phase», assure Inge Van Belle, experte en engagement du personnel d'Herculean Alliance. «Le travail hybride pose de nombreux défis. Sur le terrain, tout n'est pas aussi simple.»

«Nous gérons toute la chaîne pour nos collaborateurs et pour nos clients, du matériel aux logiciels», affirme Jo Geeraerts, responsable des plateformes d'Ordina. «Pour permettre au salarié de travailler chez lui, nous nous servons des technologies de Microsoft, comme Teams et Office 365. Dans l'environnement physique, nos bureaux doivent aussi être agencés de façon telle que les salariés ne se gênent pas quand ils téléphonent. Notre système ne doit pas fonctionner seulement pour le salarié individuel mais aussi dans le cadre du travail hybride.»

Les principaux écueils se rencontrent au niveau de l'utilisation des outils, par exemple, quand les employés oublient qu'ils doivent mettre leur casque téléphonique. D'autres difficultés sont dues à un manque de réflexion, par exemple pour l'organisation des réunions. «À quelle occasion allez-vous demander de venir au bureau?», demande Jo Geeraerts. «Et qu'allez-vous faire si vos collaborateurs ne veulent pas se déplacer? Vous pouvez aussi parfaitement profiter de tous les avantages de la technologie pour mieux gérer vos réunions. Dans le passé, elles se succédaient souvent l'une après l'autre, jusqu'à surcharger le cerveau des participants. Maintenant, vous pouvez prévoir des réunions de 50 minutes pour que vous puissiez vous reposer pendant dix minutes.»

Maintenir l'engagement

Après une longue période de télétravail, il n'est pas facile de préserver l'engagement et l'implication de son personnel. «Relier les travailleurs et maintenir les connexions entre eux: c'est tout le problème», reconnaît An Paesen. «Plus inquiétant: la relation même avec l'organisation est en danger.»

Inge Van Belle se réfère à une enquête qui montre que 87% des salariés ne se sentent pas engagés dans leur entreprise. «À cause du coronavirus, la situation n'a fait que s'aggraver. Ce qui a un impact négatif sur le bonheur au travail, la satisfaction des clients et la productivité. Raison pour laquelle nous avons voulu coopérer avec Ordina pour nous concentrer sur le facteur humain, plus particulièrement l'implication des salariés.»

Le rapprochement physique des travailleurs est ici crucial. Trouver l'équilibre est le plus grand défi. «Chacun cherche sa propre voie. Il y en a qui veulent à tout prix revenir au bureau alors que d'autres privilégient le confort du télétravail et ont peur de se contaminer dans l'entreprise», explique An Paesen. «Comment peut-on mettre en place une approche différenciée? Comment organiser les réunions par exemple? Certaines d'entre elles se déroulent entièrement en ligne, d'autres adoptent une forme hybride, mais quelques-unes réclament une présence physique au bureau. Nous devons faire des choix astucieux. Nous réfléchissons à la meilleure manière de rétablir ce lien et de l'approfondir dans un cadre hybride.»

Mesurer, c'est savoir

Pour évaluer l'engagement de son personnel, Ordina effectue un sondage semestriel. «Nous écoutons ce que disent nos salariés et nous tenons compte de leurs aspirations. Par exemple dans la manière d'associer les avantages de l'expérience du confinement avec les anciennes méthodes de travail. Nous lançons des initiatives adaptées par département. Elles sont très variées: nous organisons des événements festifs, des séances de formation ou nous allons manger ensemble. Nous devons réfléchir intelligemment à ce que nous allons faire en virtuel et en présentiel. Aujourd'hui, il est crucial de se reconnecter.»

«Nous sommes capables de tout mesurer», affirme Jo Geeraerts, responsable des plateformes d'Ordina. «Mais ce qui nous intéresse, ce sont les collaborateurs qui ne paraissent pas engagés. La technologie peut aider à aborder cette dimension, avec des applications comme Viva et Myanalytics. Si vous reliez ces logiciels à la plateforme d'Herculean Alliance, vous avez une bonne vision de votre personnel dans sa totalité. C'est là que vous pouvez augmenter l'engagement.»

Selon Inge Van Belle, il est en effet important de ne pas seulement tout mesurer, mais aussi de partager les résultats. «Quand vous partagez les résultats non seulement avec le département RH et les managers mais aussi avec l'équipe, vous risquez parfois de sérieuses remises en cause. Les salariés découvrent l'impact de leurs actes sur l'équipe ou sur l'organisation. La GRH s'appuie souvent sur une vision biaisée. Celui qui crie le plus fort est celui que l'on écoute. Avec les meilleures intentions du monde, vous avez peut-être des idées préconçues fausses. Grâce à ces outils, vous obtenez une image plus neutre et vous pouvez lancer des actions ciblées. Quand les salariés ont le sentiment d'être entendus et que vous agissez en leur faveur, ils seront aussi plus engagés.» ¶

ID

Jo Geeraerts, Business Platforms Manager d'Ordina

An Paesen, DRH d'Ordina

Inge Van Belle, Cofondatrice d'Herculean Alliance