Plaisir au travail: où en est-on?

8 juillet 2021
Plaisir au travail: où en est-on?

106 entreprises ont participé à la première édition de la Grande Étude sur le plaisir au travail. Grâce à cette étude, Accent et Impetus Academy ont voulu cartographier la satisfaction au travail qui aide les organisations à attirer et retenir les talents.

Parmi les employés qui ont indiqué ressentir une satisfaction professionnelle modérée à élevée, on note que ceux qui ont 46 ans et plus connaissent un niveau de satisfaction professionnelle beaucoup plus élevé que les 25-45 ans.

Dans cette dernière catégorie, et surtout dans la tranche d'âge des 25-35 ans, la satisfaction est au plus bas. Le baromètre de la motivation de l'Université de Gand, dans lequel la motivation et le bien-être sont mesurés quotidiennement durant la crise de Covid-19, montre également que ce groupe cible plus jeune a généralement connu des moments particulièrement difficiles au cours de la période écoulée. Les mesures liées au coronavirus ont sérieusement perturbé leur vie dans différents domaines, entraînant une baisse de motivation.

Prise de conscience

«De manière générale, nous constatons que de plus en plus d'entreprises prennent conscience de l'importance de la motivation à long terme au travail ainsi que du rôle que peut jouer l'employeur», assure Nathalie Aelterman, professeure de l'université de Gand. «Pour les jeunes employés, il s'agit souvent d'un premier emploi. Les plus âgés sont souvent plus sédentaires, ce qui augmente la chance que leur emploi corresponde à leurs intérêts, leurs valeurs et leurs objectifs. Les jeunes sont souvent encore à la recherche de l'environnement dans lequel ils travaillent le mieux, des choses qui leur procurent du plaisir, alors que cela est souvent déjà clair pour les employés plus âgés.»

«Pourquoi la satisfaction au travail est-elle si importante?», s'interroge Anouk Lagae, CEO d’Accent. «Les employés qui trouvent leur travail agréable et utile sont plus heureux, plus proactifs, plus productifs et font preuve de plus de persévérance dans les moments difficiles, contribuant ainsi au succès de l'entreprise pour laquelle ils travaillent.»

Garantir une plus grande reconnaissance

Avec 65% de personnes satisfaites de la reconnaissance et de l'appréciation reçues au travail, l'étude met donc en lumière cet élément important. D'autres facteurs jouent un rôle dans la satisfaction au travail, comme le fait que 84% des employés déclarent être contents de leurs relations avec leurs collègues et 75% se montrent satisfaits de l'approche de leurs supérieurs.

«Avec 65% des employés qui se sentent suffisamment reconnus et appréciés, il reste une belle marge de manœuvre pour les entreprises», souligne Nathalie Aelterman. «Le management doit affiner son leadership. Fournir un retour d'information continu et constructif est essentiel. Ce retour peut être positif, pour souligner les points forts. Il peut aussi se concrétiser par un soutien aux employés pour les aider à mieux maîtriser leurs tâches et à se développer professionnellement. Ici, il est important de ne pas se concentrer uniquement sur le résultat, mais d'examiner le processus par lequel les employés sont passés.»

La Great Work Pleasure Study a été réalisée entre mars et mai 2021 par Impetus Academy pour le compte d'Accent. L'étude est une mesure d'impulsion impliquant un nombre relativement limité de questions. Au total, 106 entreprises et 2.463 employés ont participé à l'étude en ligne.