Recrutements: à la découverte des trésors internes

21 septembre 2021
Recrutements: à la découverte des trésors internes

Sur le marché européen, le recrutement est redevenu une priorité fondamentale des DRH. Tombé en dixième place en 2020, il est remonté aujourd'hui à la première position dans la liste des préoccupations des responsables du personnel en Belgique et atteint la troisième position en Europe depuis 2021. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par SD Worx dans quatorze pays européens.

Alors que l’économie se relance progressivement, les entreprises recrutent à nouveau. Certaines sont aussi en quête d’autres profils depuis qu’elles ont adapté leur méthode de travail pendant la crise du coronavirus. Dans ce cadre, les entreprises belges se tournent un peu plus souvent vers leur personnel et déclarent notamment pourvoir 34% de leurs postes vacants en proposant à l’un de leurs collaborateurs de changer de fonction. Dans la plupart des pays européens, le nombre de ces glissements internes est aussi en légère hausse depuis la crise du coronavirus.

Former aux nouvelles compétences

«Depuis la crise du coronavirus, bon nombre d’entreprises fonctionnent différemment. Elles ont par exemple accéléré leur transformation numérique ou ont adapté leurs méthodes de travail, voire modifié leurs produits ou leurs services d’après les nouveaux besoins de leurs clients», explique Cathy Geerts, Chief Human Resources Officer de SD Worx. «Ces changements requièrent souvent des compétences différentes ou nouvelles, ce qui explique que le recrutement est revenu à l’ordre du jour: il est possible que les entreprises ne disposent plus des profils adéquats.

Mais il n’est pas toujours facile de trouver des candidats avec les compétences souhaitées. Une solution consiste à recruter en interne et, si nécessaire, à former les collaborateurs existants à une nouvelle fonction. C’est un choix judicieux, car l’existence de possibilités de promotion contribue à l’expérience des travailleurs, à leur engagement et à leur loyauté. Et en tant qu’employeur, le fait d’offrir des opportunités de développement au sein de l’entreprise vous rend également plus attrayant.»

Même si cette pratique est en hausse en Belgique (34%), celle-ci se situe plus un peu plus bas que la moyenne européenne. Seuls les pays scandinaves font figure d’exceptions: 19% des entreprises privilégient le recrutement en interne.

Peu de communication interne

SD Worx a également demandé aux dirigeants d’entreprise belges comment ils abordent et encouragent la mobilité interne. À cet égard, un peu plus d’un tiers d’entre eux (35%) communiquent à propos des postes à pourvoir en interne. Seules 3 entreprises sur 10 indiquent que les responsables se concertent avec le service RH dans leur recherche de talents. Les responsables, mentors ou coaches discutent des possibilités de carrière et de promotion avec les travailleurs dans 28% des entreprises belges au total. Dans une entreprise sur 3, la mobilité interne n’est pas une pratique bien établie et les décideurs examinent uniquement la possibilité de transferts internes s’il y a des postes à pourvoir.

«Beaucoup d’entreprises sous-estiment l’importance de la mobilité interne», conclut Cathy Geerts. «Il serait bon qu’il y en ait plus de 35% qui accompagnent les travailleurs dans leur carrière et leurs possibilités de promotion. Sur ce plan, nous pouvons encore progresser. Les entreprises semblent oublier que la mobilité interne est une manière de maintenir la motivation de leurs collaborateurs. Cela permet également de réduire les frais de recrutement. C’est vraiment une formule gagnant-gagnant.»

À propos de l'enquête

En juin, SD Worx a interrogé 2.746 décideurs d’entreprises européennes établies en Belgique, en Allemagne, en Finlande, en France, en Irlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Autriche, en Pologne, en Espagne, au Royaume-Uni, en Suède et en Suisse. Des entreprises de tous les secteurs ont été consultées.