Un employeur bienveillant grâce à une plateforme numérique

28 septembre 2021
Un employeur bienveillant grâce à une plateforme numérique

Les employeurs lancent souvent des initiatives isolées pour améliorer le bien-être de leurs employés, mais ils s'appuient rarement sur une vraie stratégie. AG Health Partner a donc lancé My Health Partner, une plateforme numérique et humanisée qui permet d’aborder globalement le bien-être physique, mental, financier et social. «L'employeur devient attentif et bienveillant», assure Ellen De Vleeschouwer, directrice générale.

Texte: Melanie De Vrieze

En collaboration avec Ipsos, AG Health Partner a mené l'an dernier une enquête auprès de plus de mille salariés afin d’évaluer leur bien-être au travail. «Un cinquième des salariés ont déclaré ne pas se sentir bien au travail», explique Ellen De Vleeschouwer. «Nous avons observé une grande différence entre les salariés selon qu'ils considéraient leur entreprise comme impersonnelle ou bienveillante. Chez les employeurs impersonnels, près de la moitié des collaborateurs ont avoué ne pas se sentir bien au travail. Ce climat a également un impact sur le risque d'arrêt de travail tel qu'ils l'estiment. Chez les employeurs perçus comme bienveillants, 16% des salariés pensaient se mettre en arrêt de travail à cause du stress, tandis que, chez les employeurs impersonnels, cette proportion atteignait le chiffre stupéfiant de 42%.»

Les entreprises sont bien conscientes de l'importance du bien-être au travail. Elles lancent des initiatives individuelles, parfois via l'intranet, parfois par e-mail ou au travers d'affiches, mais il n'y a guère de stratégie derrière. «Les responsables RH se plaignent souvent que les salariés leur reprochent de ne rien faire», continue Ellen De Vleeschouwer. «Mais cela s'explique par le fait qu'ils ne centralisent pas ces initiatives et ne communiquent pas à leur sujet.»

Numérique et humain

Lorsque l'approche n'est pas structurée, les salariés ont donc l'impression que leur employeur ne se soucie pas d'eux. «Les entreprises ne peuvent plus se limiter à distribuer des corbeilles de fruits, car leurs employés ne sont plus constamment au bureau. En réalité, elles doivent s'assurer que tous les collaborateurs savent à qui ils peuvent s'adresser en cas de besoin. Ils doivent recevoir suffisamment d'informations à la maison et avoir accès à diverses initiatives de bien-être.»

C'est pourquoi AG Health Partner a créé My Health Partner, une plateforme numérique qui permet un accès plus rapide aux aides et aux sources d'inspiration. Il s'agit d'un pôle central qui rassemble toutes les initiatives et s'attaque au bien-être de manière numérique, sans négliger la dimension humaine. «Nous assignons à chaque entreprise un manager du bien-être qui analyse les réalisations, les objectifs et les actions souhaitables», précise Ellen De Vleeschouwer. «Notre approche permet de mettre la stratégie en lumière et de souligner les initiatives prises par l'entreprise, qu'elles soient passées ou futures. Nous insistons également pour que les coordonnées des HR-Business Partners, des conseillers en prévention internes et externes ainsi que des personnes de confiance soient toujours mentionnées. Cela permet non seulement de rendre l'approche plus personnelle et humaine, mais surtout de faire en sorte que les salariés sachent à qui s'adresser. Je ne pense pas que les collaborateurs doivent consulter My Health Partner en permanence, lire tous les articles ou suivre les webinaires. Ils ont juste besoin de savoir que leur entreprise s'occupe d'eux et qu'ils peuvent s'adresser à elle quand ils ont besoin d'un soutien supplémentaire.»

Alléger la charge de travail

L'un des avantages de la plateforme est qu'elle allège la charge de travail administratif du département RH et de l'employeur. Elle garantit aussi que le bien-être restera une préoccupation pendant toute l'année et propose à chaque salarié des sujets qui l'intéressent. AG Health Partner s'occupe de la communication, de l'inscription et de l'enregistrement de toutes ces initiatives. «L'organisation pratique demande trop de temps au département RH. Trop souvent, il confie la problématique du bien-être à un employé qui ne bénéficie pas d'un soutien suffisant. Sans avoir reçu de formation spécialisée, il doit élaborer une politique, trouver des fournisseurs et ensuite tout organiser concrètement. C'est presque comme si on avait ouvert la boîte de Pandore pour la refermer aussitôt. C'est précisément ce que nous voulons éviter.»

Selon Ellen De Vleeschouwer, la force de la plateforme réside dans la fourniture de chiffres qui démontrent la réalité des résultats. «Pour de nombreuses entreprises, l'objectif est de réduire l'absentéisme. Mais peu d'entre elles savent si leurs efforts ont porté des fruits.»

La plateforme affiche des statistiques et des données qui permettent de procéder à des ajustements et de vérifier si l'intervention a eu un impact. «L'employeur peut alors surveiller les besoins des employés, leur niveau de bien-être mental et physique, les programmes ou les séances suivis par les collaborateurs et l'impact de ces séances sur les scores de risque. En marketing, savoir quelles sont les lettres d'informations sur lesquelles on clique est tout à fait normal, mais pour un responsable RH, cette démarche est nouvelle. Vous voyez ce qui intéresse les collaborateurs. S'ils consultent les formations en ligne sur le sommeil, alors, mieux vaut étoffer les programmes consacrés à l'hygiène du repos nocturne.»

Aussi pour les ouvriers

Une telle plateforme constitue-t-elle une solution pour tout type d'entreprise? «Au début, il faut trouver sa voie», admet Ellen De Vleeschouwer. Elle entend souvent les professionnels RH dire que dans un environnement industriel, il est plus difficile de toucher les collaborateurs. Elle estime qu'il faut parfois oser sortir de sa zone de confort. «Pourquoi les ouvriers seraient-ils moins tournés vers le numérique? Lorsque je passe devant des chantiers de construction, je vois tous les ouvriers du bâtiment dans leur voiture sur leur smartphone. Pourquoi ne pourraient-ils dès lors pas utiliser la version mobile de My Health Partner? Il s'agit de trouver les bons points d'accroche pour attirer ce groupe cible. Dans ce cas-ci, peut-être faut-il miser davantage sur l'incitation à adopter un comportement sain. Il peut s'agir d'un défi consistant à boire plus d'eau ou à compter ses pas en connectant son Strava ou son Google Fit à la plateforme. Les solutions techniques sont peut-être plus facilement exploitables pour les collaborateurs qui ont accès à leur ordinateur et qui n'ont qu'à cliquer, mais nous refusons l'idée que notre plateforme se destinerait exclusivement aux employés de bureau.»