Un tiers des PME continue à prévoir du chômage temporaire

7 juillet 2020
Texte
Francois Weerts
Un tiers des PME continue à prévoir du chômage temporaire

Le chômage temporaire (qui court jusqu'au 31 août) sera encore utilisé par les PME belges en juillet et en août. En moyenne, une PME sur trois déclare encore recourir à cette mesure, tant à Bruxelles qu'en Flandre et en Wallonie. Le besoin le plus élevé s'observe dans les PME de 20 à 50 travailleurs et dans le Limbourg. Les PME de moins de 5 travailleurs et le Brabant flamand enregistrent le besoin le plus réduit. C'est ce que constate SD Worx sur la base de la dernière enquête sur l'emploi réalisée mi-juin auprès de 1.011 chefs d'entreprise et responsables du personnel.

«Cet été aussi, nos PME auront encore besoin de la mesure d'aide, même s'il y a de grandes différences», précise Vassilios Skarlidis, directeur régional PME de SD Worx. Les PME de 20 à 49 travailleurs ont le plus besoin de cette aide (56%). Par contre, cet été, les entreprises de moins de 5 travailleurs auront beaucoup moins recours à la mesure que les grandes PME: elles seront moins d'un tiers (29%), par rapport aux PME de 5 à 19 travailleurs (42%), aux PME de 20 à 50 travailleurs (56%) et aux PME de 100 à 249 travailleurs (40%).

Une sur cinq pour moins de la moitié des jours

La majorité (57%) prévoit de ne pas recourir à la mesure d'aide en juillet et en août. Cette tendance se manifeste pour la Flandre, Bruxelles et la Wallonie, même s'il existe des différences régionales entre la province du Limbourg (52%) et le Brabant flamand (65%) par exemple. Seuls 8% ne savent pas encore, soit beaucoup moins qu'en avril. L'incertitude concernant l'impact du coronavirus a donc diminué et 13% des PME utiliseront la mesure pour plus de 50% des jours à prester (dont 6% pour la totalité de ces jours). Environ une PME sur cinq (22%) prévoit moins de 50% des jours.

Une mesure efficace

«Une enquête menée auprès de nos clients nous apprend que le chômage temporaire est la mesure la plus sollicitée, pour six de nos clients sur dix», ajoute Vassilios Skarlidis, conseillère stratégique PME chez SD Worx. «Les raisons principales? Éviter les licenciements effectifs et compenser temporairement la pression sur les coûts et la baisse des revenus. Le report de paiement des cotisations ONSS et celui du PP se partagent la deuxième place et servent principalement à compenser (temporairement) la baisse des revenus. Presque toutes les PME (95%) déclarent que la mesure d'aide du chômage temporaire est assez ou très efficace à court terme; trois quarts (77%) la considèrent aussi comme efficace à long terme.»