Transports en commun: 13 agressions par jour en moyenne contre le personnel

22 février 2022
Transports en commun: 13 agressions par jour en moyenne contre le personnel

4.787: c’est le nombre d’agressions à l’encontre des collaborateurs du secteur des transports en commun en 2021. Ce chiffre est en augmentation (+ 23% par rapport à 2020) et préoccupe la SNCB, la STIB, le TEC et De Lijn. Chaque jour, le personnel des transports en commun subit des agressions tant verbales que physiques. En 2021, on a constaté en moyenne près de 13 agressions par jour. Ces violences ont un impact psychologique important et engendrent de nombreuses incapacités de travail.

Chaque agression est une agression de trop. En 2021, on compte 4.787 agressions sur les membres du personnel du secteur des transports en commun. Ce qui est inacceptable. Pas une journée ne passe sans qu’un agent ne soit agressé: on compte en moyenne près de 13 agressions par jour. Tant les accompagnateurs de train, les conducteurs de bus, tram et métro, les agents de sécurité, les personnes qui informent les voyageurs ou les collaborateurs des guichets sont concernés.

Les chiffres sont inquiétants: on constate en moyenne 25% d’agressions physiques, avec coups et blessures et violence, et 75% d’agressions verbales, avec menaces et insultes, allant même jusqu’à 4 agressions d’ordre physique sur 10 pour le personnel de la SNCB.

Les plus grandes causes d’agressions font suite à des discussions avec les voyageurs qui ne disposent pas de titre de transport valide ou sont liées au non-respect des mesures sanitaires. On retrouve également des infractions aux règlements internes, des agressions gratuites ou des personnes qui ont un comportement perturbateur.

Des conséquences pour la mobilité et le personnel

En 2021, ces faits ont causé au total près de 440 accidents du travail pour les 4 entreprises. Cette violence génère de nombreuses incapacités de travail et a donc un impact sur la disponibilité du personnel et, par conséquent, sur le service des trains, métros, trams et bus. En 2021, on compte 11.433 jours d’incapacité de travail pour les agressions physiques et verbales pour l’ensemble des collaborateurs du secteur des transports en commun.

Ensemble, les CEO des 4 sociétés de transport, Sophie Dutordoir (SNCB), Brieuc de Meeûs (STIB), Vincent Peremans (TEC) et Ann Schoubs (De Lijn) et leurs Ministres respectifs, Georges Gilkinet, Elke Van den Brandt, Philippe Henry et Lydia Peeters condamnent fermement tout acte d’agression. Si 25% des agressions touchent l’intégrité physique des collaborateurs, 100% ont un impact psychologique.

Les quatre sociétés de transport proposent dès lors systématiquement un soutien psychologique à la suite d’une agression. De nombreux collaborateurs qui reprennent le service suite à une agression témoignent aussi de la difficulté de reprendre le chemin du travail mais se sentent surtout solidaires envers les autres voyageurs pour lesquels ils donnent de leur passion et de leur temps.

Des conséquences pour les agresseurs

Les quatre opérateurs insistent auprès de la justice pour que tout acte d'agression soit poursuivi et pour qu’une tolérance zéro soit appliquée. Pour chaque agression, ils proposent une assistance juridique aux collaborateurs, sur la base des éléments du dossier, notamment pour les soutenir dans leur dépôt de plainte. Les entreprises ouvrent également un dossier en leur nom propre si elles ont subi un dommage, le plus souvent consécutif à une perturbation du trafic des transports en commun.

Le nombre annoncé est le total du nombre d’agressions des 4 sociétés de transport (SNCB, STIB, TEC, DE LIJN).